A 15 ans, il quitte ses études pour prendre des cours de théâtre et de philosophie, mais à l'époque, il pense déjà au cinéma.
En 1978, il réalise son premier long-métrage, "La ballade de la féconductrice", qui, après trois passages devant la Commission de Contrôle, sera interdit aux moins de 18 ans (il n'en a lui-même que 17 !) et sortira dans une salle où il restera deux semaines à l'affiche. Par la suite, il est engagé comme cameraman par le journaliste scientifique Jean-François Chauvel. Pendant un an, il participe aux tournages de reportages, "la meilleure école" selon lui. Il tournera également des publicités pour la télévision. A cette même époque, il écrit la première version de "Giorgino".
Hanté par l'enfance, il écrit avec son ami Jérôme Dahan la chanson "Maman a tort", sur fond de folie, de saphisme et d'abandon. Laurent Boutonnat envisage dans un premier de choisir une jeune fille pour l'interpréter ; juridiquement compliqué, il décide d'organiser un casting où se présentent une cinquantaine de candidates, dont Mylène Farmer. Il l'engage immédiatement, sans même l'avoir entendue chanter, dit-on, à cause de "son air psychotique". Ce sera aussi l'occasion de réaliser son premier clip avec un budget 5.000 Frs (750 euros). Sans cesse, il aura à cœur de marier image et musique, qui deviendront chez lui un art en soi.
Commence alors une longue collaboration qui conduira Laurent Boutonnat et Mylène Farmer dans les hautes sphères de la chanson française.
Le film "Jacquou le Croquant", adapté du roman d'Eugène le Roy (publié en 1899) est la troisième réalisation de Laurent Boutonnat, sortie en salle le 27 janvier 2007. Le film rencontrera un succès mitigé malgré l’émission importante de copies destinées aux salles, une campagne publicitaire nationale importante et un budget total de 20 millions d’euros. Il totalisera 930 000 spectateurs en 10 semaines d’exploitation.
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